Huile essentielle : la pharmacie familiale

Dans le placard de la salle de bain, on trouve souvent la pharmacie familiale. On peut y ajouter toute huile essentielle qui viendra au secours des petits bobos quotidiens de toute la famille.huile essentielleLa distillation de l’essence d’une plante aromatique en fait une huile essentielle aux vertus puissantes et dont l’intérêt thérapeutique est indéniable. Il faut cependant savoir utiliser chaque plante pour éviter le surdosage et la toxicité que cela peut entrainer. La plupart de ces concentrés ne conviennent pas aux jeunes enfants et aux femmes enceintes et allaitantes. Certaines plantes sous forme d’huile essentielle ont toute leur place dans la pharmacie familiale pour les petits tracas les plus courants. Lavande fine, eucalyptus ou encore arbre à thé, en favorisant le bio et la qualité, l’huile essentielle peut être utilisée pour ses effets sur le physique et sur l’émotionnel.

Huile essentielle n°1, la lavande fine, lavandula angustifolia :

 La lavande fine est une huile essentielle très bien tolérée aux vertus surtout apaisantes. Une goutte sur l’oreiller ou sur le plexus solaire avant le coucher ou encore en diffusion dans la pièce pour détendre. La lavande fine est calmante, sédative et antidépressive. Elle peut être diffusée aussi pour le nourrisson et la femme enceinte. Elle est également antispasmodique : une goutte dans de l’huile pour masser les zones tendues. On y pense moins souvent mais ses propriétés antiseptiques sont notoires : une goutte d’huile essentielle de lavande fine sur une plaie lorsque vous n’avez pas d’eau oxygénée permet de désinfecter la lésion. Bref, à avoir dans sa pharmacie!

Huile essentielle n° 2, l’arbre à thé, melaleuca alternifolia

Le tea tree est l’antifongique (et antibactérien) par excellence! Utilisez-le dans votre crème de jour ou avec un peu d’huile sur les zones à infection mycosique. De même, une goutte sur la brosse à dents ou en application directe sur la gencive pour les affections buccales. Avec le niouli, utilisez l’arbre à thé comme protecteur en cas de radio-thérapie. Mais c’est surtout pour ses propriétés anti-mycosiques que l’on pense à lui : 4 gouttes en fin de lavage des couches lavables ou des sous vêtements. Pour les femmes ayant des infections urinaires ou mycoses vaginales, parallèlement à toute prise en charge : une goutte dans le fond de la culotte.

Huile essentielle n°3, le niaouli, melaleuca quinquenervia :

En hiver, l’huile essentielle de niaouli est toujours à portée de main! Elle est antibactérienne et antivirale. En inhalation ou en diffusion pour calmer les maux d’hiver. Vous pouvez en mettre une goutte au bord du nez (sur les zones non-irritées) pour apaiser un nez bouché. De même, une goutte dans la crème de jour en cas d’acné. On y pense moins mais le niaouli favorise la circulation sanguine et peut donc être incorporé à l’huile de massage anti jambes lourdes. Pour les troubles mycosiques, il remplace facilement l’arbre à thé. On évite chez la femme enceinte (et le nourrisson).

La gaulthérie couchée, gaultheria procumbens :

Si elle est utilisée à bon escient, cette excellente huile a des vertus antalgique, anti-rhumatismale et anti-inflammatoire importantes. En cataplasme (une goutte dans l’argile), elle apaise les inflammations articulaires et tendineuses. Elle peut également être mélangée à une huile à l’arnica pour un massage de la zone concernée. C’est d’ailleurs ce qui est utilisé chez les sportifs en cas de foulure ou douleur inflammatoire. Mais attention, en plus de son odeur forte et parfois désagréable, cette huile essentielle peut être toxique pour le foie. A utiliser ponctuellement à raison de quelques gouttes seulement. Jamais en usage interne et jamais pour la femme enceinte et allaitante et le jeune enfant.

L’eucalyptus radié, eucalyptus radiata :

Voici une huile essentielle qui va agir sur le système immunitaire de toute la famille. Elle est bien tolérée en application cutanée (à tester néanmoins dans un pli de coude et à diluer plus fortement pour les plus petits). Antiviral et antibactérien, l’eucalyptus radié est aussi mucolytique et décongestionnant, c’est à dire qu’il permet de fluidifier les sécrétions nasales et bronchiques. En inhalation, en diffusion, ou même dilué dans une huile végétale en application sur le thorax ou les sinus, cette huile à l’odeur forte est indispensable en hiver.

La menthe poivrée, mentha piperita :

La menthe poivrée est un concentrée de fraîcheur. A ce titre, elle peut faire partie de la composition d’une lotion apaisante lors d’entorse notamment. En cas de maux de tête, on met une goutte sur le front et sur les tempes. A inhaler en voiture en cas de mal des transports. La menthe poivrée est stimulante et rafraichissante. On la préfère sous forme d’hydrolat pour toute application cutanée (en synergie avec de l’huile essentielle de cyprès et de niaouli dans une huile végétale pour un massage anti-jambes lourdes). Attention, l’huile essentielle de menthe est contre-indiquée chez les femmes enceintes et allaitantes, les jeunes enfants. Elle ne s’applique pas sur la peau (ou de manière très localisée) car elle peut être très refroidissante et ne s’utilise pas quotidiennement.

Les huiles essentielles sont très concentrées et ont donc des vertus thérapeutiques intéressantes. Mais pour cette même raison, elles peuvent être dangereuses si elles ne sont pas correctement utilisées. Une documentation sérieuse et pratique est donc indispensable.


Plus d’informations :

Livre : Guide pratique d’aromathérapie familiale et scientifique, Dominique Baudoux

Livre : L’aromathérapie énergétique, Lydia Bosson

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